|
Communiqué
de presse
Similes Belgium lance ce 7 mai 2002 une vaste campagne visant à démystifier et déstigmatiser les maladies mentales comme lont été le cancer et le sida.Il y a 40 ans le mot même de cancer était tabou. Des personnes décédaient dun cancer en lignorant. Quand la famille apprenait la maladie de leur proche, souvent elle se taisait. Même le mot cancer était difficilement prononçable. Il était synonyme de mort. Actuellement csrtains cancers se guérissent et ce mot nest plus tabou.De même, il y a peu, le sida était également synonyme de mort. Tout en restant une des maladies des plus graves, la perspective de mort de cette affection est devenue moins aiguë. Le mot même de sida est devenu moins tabou.
Les maladies mentales
Les statistiques sont effrayantes. 10 % de la population belge, au cours de son existence souffre ou a souffert de maladie mentale. Soit 1.000.000 de belges. (Psychose schizophrénique, maniaco-dépression, troubles borderline, troubles paranoïaques, T.O.C., dépression grave
).
Il y a 50 ans les personnes atteintes de maladies mentales les plus graves étaient enfermées dans des asiles, de véritables prisons. On les enfermait, souvent à vie. On les privait de liberté. Ces personnes étaient dites "folles"et "dangereuses"et dérangeaient la société. Il fallait donc la protéger et soustraire ces "fous"du monde dit "normal".
Depuis la découverte des neuroleptiques, la vie des personnes souffrant de maladie mentale à bien changé. On ne parle plus de folie mais de maladie mentale ou de troubles psychiques. Il ny a plus dasiles. Ces personnes sont libres et parmi nous.
Très récemment, avec la découverte des neuroleptiques dit "atypiques", donnant peu deffets secondaires, certaines de ces personnes ont retrouvé leur dignité.
Le comportement parfois bizarre d'une personne atteinte de maladie mentale peut faire peur à cause de son caractère inexplicable. La méconnaissance des maladies mentales par le public nourrit un sentiment de crainte et perpétue le tabou à l'égard des personnes atteintes de troubles psychiques. Il faut tordre le cou aux idées fausses. Les préjugés concernant les maladies mentales semblent indéracinables :
-
"Les malades mentaux sont inintelligents". Faux. Personne
n'est à l'abri, du plus intelligent au plus ignorant. Nous
pouvons tous être frappés par une maladie mentale,
au même titre que nous pourrions tous contracter un cancer.
-
"Les malades mentaux sont des paresseux". Faux. Les personnes
atteintes de maladie mentale ne sont pas capables d'avoir une
activité intense, elles ne savent donc pas travailler beaucoup,
tout comme un cardiaque doit se ménager.
-
"Les malades mentaux sont violents et dangereux".
Faux. Ils ne sont pas plus dangereux que la moyenne de la
population.
Trop souvent ces préjugés font que ces personnes et leurs familles sont stigmatisés et souffrent. Beaucoup de personnes malades et de familles préfèrent se taire que dencourir lopprobre de la société. Tout ce qui a trait aux maladies mentales est incompréhensible pour le grand public. Si la plupart des personnes peuvent comprendre ce qu'est une dépression, très peu de personnes savent de quoi l'on parle lorsqu'il s'agit de schizophrénie, maniaco-dépression, ou de "troubles borderline".
Similes Belgium souhaite par cette campagne aider tant les familles que les personnes malades. Le "mieux être"des personnes atteintes de maladie mentale passe souvent par le "mieux être" des familles.
Personnes
de contact, porte-parole :
Retour
|