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Les
maladies mentales, c'est quoi ?
Il
s'agit d'altérations du fonctionnement du cerveau qui peuvent perturber
la perception de la réalité et le jugement. Ces maladies touchent
principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui pour la
plupart témoignent de capacités intellectuelles normales.
La
maladie vue par le malade et son entourage
Trop
souvent encore, la méconnaissance de ces maladies fait que l'entourage
de la personne atteinte tente de la raisonner ou de lui faire la
morale. Cette attitude est inutile et néfaste. Elle isole encore
plus la personne qui souffre.
Dans
la majorité de ces pathologies, la personne refuse d'admettre qu'elle
souffre d'un trouble psychique, et attribue souvent la cause de
ses réactions et de son mal-être à l'une ou l'autre cause extérieure,
dont la famille. En conséquence, elle refuse de se faire soigner.
Il
faut se rendre compte que le fonctionnement perturbé du cerveau
du malade ne lui permet pas de faire la distinction entre un délire,
une hallucination et la réalité. Une idée délirante, une hallucination
s'impose au malade comme une réalité totalement indubitable. Entraînant
des conflits graves avec les proches.
Ces
personnes souffrent. Elles sont vulnérables et fragiles face au
stress de la vie. Souvent elles révèlent une hypersensibilité face
à l'injustice et à l'agressivité. Anges inadaptés ou écorchés vifs,
ces personnes peuvent parfois devenir agressives, mais elles se
trompent de cible. Elles s'en prennent à elles-mêmes (automutilation,
suicide) ou parfois à leurs proches, mais contrairement aux idées
reçues, elles ne représentent pas une catégorie de personnes plus
dangereuses que d'autres pour la société.
En
général, ces personnes ont un douloureux problème d'identité, un
sentiment pénible de perdre sa volonté et un harcèlement terrifiant
d'idées délirantes, d'hallucinations ou d'obsessions. Ces malades,
conscients de leur incapacité à se faire comprendre et fatigués
des admonestations de leur entourage, se replient sur eux-mêmes
et évitent toute communication. La famille a l'impression que leur
proche est devenu indifférent et qu'il ne s'intéresse plus à rien.
Tous
les cas sont différents, mais la souffrance est identique.
La
médication
Il
est illusoire d'imaginer qu'on peut soigner les personnes atteintes de troubles psychiques
sans médication. Même si un accompagnement psychothérapeutique reste
indispensable.
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La médication permet en général la disparition des symptômes positifs
(délires, hallucinations, incohérence du langage...) et l'atténuation
des angoisses et obsessions.
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La médication a peu d'effet sur les symptômes négatifs (inactivité,
lenteur, apathie, émoussement affectif, pauvreté des relations,
isolement social, pauvreté des conversations, dépression, manque
de motivation et d'intérêt, manque d'autonomie, hygiène personnelle
négligée...).
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La médication influe parfois négativement sur les capacités d'autodétermination
et de prise en charge personnelle, d'ou l'importance d'une relation
d'aide.
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En outre, ces médicaments indispensables peuvent avoir des effets
secondaires invalidants (raideurs, tremblements, crispations musculaires,
perte ou prise de poids, perte de la libido, etc.).
Espoir
L'espoir
existe de disposer prochainement de médicaments qui traiteraient
à la fois les symptômes positifs (délire, hallucination) et les
symptômes négatifs (apathie, dépression, etc...) sans provoquer
d'effets secondaires invalidants. De nouveaux médicaments existent
déjà, mais il reste du chemin à parcourir.
Des
dispositifs de prise en charge, d'aide psychologique et d'encadrement
des personnes souffrant de ces pathologies se développent progressivement.
Ils sont complémentaires à la médication et permettent une meilleure
qualité de vie.
Par
ailleurs, grâce en partie à l'action de SIMILES, un
grand courant de psycho-éducation des parents commence à
traverser le monde psychiatrique. On peut espérer que dans
un proche avenir, une collaboration efficace et bienveillante puisse
s'établir entre le monde soignant et les parents, qui ne
sont finalement rien d'autre que des "partenaires soignants". Ainsi,
les malades et les parents pourront enfin escompter une qualité
de vie meilleure.
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