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Il
s'agit d'altérations du fonctionnement du cerveau qui peuvent
perturber la perception de la réalité et le jugement.
Ces maladies touchent principalement des adolescents ou de jeunes
adultes qui pour la plupart témoignent de capacités
intellectuelles normales.
La
maladie vue par le malade et son entourage
Trop
souvent encore, la méconnaissance de ces maladies fait que
l'entourage de la personne atteinte tente de la raisonner ou de
lui faire la morale. Cette attitude est inutile et néfaste.
Elle isole encore plus la personne qui souffre.
Dans
la majorité de ces pathologies, la personne refuse d'admettre
qu'elle souffre d'un trouble psychique, et attribue souvent la cause
de ses réactions et de son mal-être à l'une
ou l'autre cause extérieure, dont la famille. En conséquence,
elle refuse de se faire soigner.
Il
faut se rendre compte que le fonctionnement perturbé du cerveau
du malade ne lui permet pas de faire la distinction entre un délire,
une hallucination et la réalité. Une idée délirante,
une hallucination s'impose au malade comme une réalité
totalement indubitable. Entraînant des conflits graves avec
les proches.
Ces
personnes souffrent. Elles sont vulnérables et fragiles face
au stress de la vie. Souvent elles révèlent une hypersensibilité
face à l'injustice et à l'agressivité. Anges
inadaptés ou écorchés vifs, ces personnes peuvent
parfois devenir agressives, mais elles se trompent de cible. Elles
s'en prennent à elles-mêmes (automutilation, suicide)
ou parfois à leurs proches, mais contrairement aux idées
reçues, elles ne représentent pas une catégorie
de personnes plus dangereuses que d'autres pour la société.
En
général, ces personnes ont un douloureux problème
d'identité, un sentiment pénible de perdre sa volonté
et un harcèlement terrifiant d'idées délirantes,
d'hallucinations ou d'obsessions. Ces malades, conscients de leur
incapacité à se faire comprendre et fatigués
des admonestations de leur entourage, se replient sur eux-mêmes
et évitent toute communication. La famille a l'impression
que leur proche est devenu indifférent et qu'il ne s'intéresse
plus à rien.
Tous
les cas sont différents, mais la souffrance est identique.
La
médication
Il
est illusoire d'imaginer qu'on peut soigner les personnes atteintes de troubles psychiques
sans médication. Même si un accompagnement psychothérapeutique
reste indispensable.
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La médication permet en général la disparition
des symptômes positifs (délires, hallucinations,
incohérence du langage...) et l'atténuation des
angoisses et obsessions.
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La médication a peu d'effet sur les symptômes négatifs
(inactivité, lenteur, apathie, émoussement affectif,
pauvreté des relations, isolement social, pauvreté
des conversations, dépression, manque de motivation et
d'intérêt, manque d'autonomie, hygiène personnelle
négligée...).
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La médication influe parfois négativement sur les
capacités d'autodétermination et de prise en charge
personnelle, d'ou l'importance d'une relation d'aide.
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En outre, ces médicaments indispensables peuvent avoir
des effets secondaires invalidants (raideurs, tremblements, crispations
musculaires, perte ou prise de poids, perte de la libido, etc.).
Espoir
L'espoir
existe de disposer prochainement de médicaments qui traiteraient
à la fois les symptômes positifs (délire, hallucination)
et les symptômes négatifs (apathie, dépression,
etc...) sans provoquer d'effets secondaires invalidants. De nouveaux
médicaments existent déjà, mais il reste du
chemin à parcourir.
Des
dispositifs de prise en charge, d'aide psychologique et d'encadrement
des personnes souffrant de ces pathologies se développent
progressivement. Ils sont complémentaires à la médication
et permettent une meilleure qualité de vie.
Par
ailleurs, grâce en partie à l'action de SIMILES, un
grand courant de psycho-éducation des parents commence à
traverser le monde psychiatrique. On peut espérer que dans
un proche avenir, une collaboration efficace et bienveillante puisse
s'établir entre le monde soignant et les parents, qui ne
sont finalement rien d'autre que des "partenaires soignants". Ainsi,
les malades et les parents pourront enfin escompter une qualité
de vie meilleure.
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