LES TROUBLES PSYCHIQUES

Les TOC (Troubles Obsessionnels et Compulsifs)

T.O.C. est l'abréviation en français de Trouble Obsessionnel et Compulsif (son équivalent en anglais est O.C.D. : Obsessive Compulsive Disorder). Il s'agit d'une affection qui se caractérise par la présence d'obsessions et/ou de compulsions récurrentes, persistantes, pénibles et parfois très invalidantes

Les obsessions

Ce sont des représentations, des idées ou des images qui font irruption dans la pensée du malade, qu'il ressent comme émanant de sa propre activité psychique et que pourtant il récuse et combat; mais malgré cela, elles s'imposent et se répètent sans lui laisser l'esprit en repos. Les obsessions sont intrusives, contraignantes, anxiogènes. Le patient les tient pour absurdes, il s'efforce de les chasser ou de les neutraliser mais la lutte et la résistance sont d'importance variable selon les sujets et au cours de l'évolution de la maladie. Les obsessions typiques sont la saleté, les germes et la contamination, la peur de faire acte d'impulsions violentes ou agressives, le sentiment de se sentir excessivement responsable vis à vis de la sécurité d'autrui (exemple : la peur irraisonnée d'avoir écrasé quelqu'un avec sa voiture, avoir des pensées odieuses sur la religion ou la sexualité, l'intérêt excessif porté sur l'ordre, le rangement ou la symétrie, l'incapacité de se débarrasser de choses inutiles, etc.).

Associations pathologiques

Avec les troubles anxieux : 15% des T.O.C. sont comorbides avec un Trouble Panique, 25% avec une Phobie Sociale.
Avec la dépression : un tiers à deux tiers des sujets atteints de T.O.C. présentent un épisode dépressif majeur au cours de leur existence. Dans la plupart des cas, cet épisode survient secondairement au T.O.C.
Avec une pathologie cérébrale organique : cette association ne concerne que peu de cas. Avec la maladie des tics de Gilles de la Tourette : 6% des sujets atteints de T.O.C. présenteraient aussi le syndrome Gilles de la Tourette, 20 à 30% présentent des tics ou en ont présenté à un moment de leur vie.

Combien de personnes souffrent-elles de T.O.C. ?

La fréquence de cette affection a été longtemps sous-estimée en raison de divers facteurs tels que l'absence de consultation spontanée (peur de paraître "fou"), l'aspect secret des symptômes, la comorbidité fréquente. On estime aujourd'hui qu'environ 2 à 3% de la population française (3,6% chez les adolescents) souffre de T.O.C., soit plus d'un million de personnes. Encore ce chiffre ne prend-il en compte que le nombre de cas diagnostiqués, mais beaucoup existent encore sans avoir reçu de diagnostic précis.

A quel âge le T.O.C. apparaît-il le plus fréquemment ?

L'âge de début est précoce : environ 65% des cas débutent avant l'âge de 25 ans et 15% après 35 ans. Il peut survenir dès la petite enfance (50% avant 18 ans).

Quelles sont les causes du T.O.C. ?

Depuis une dizaine d'années, plusieurs pistes neurobiologiques sont ouvertes et se prêtent actuellement aux travaux de validation : disfonctionnement des systèmes de neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, vasopressine...), sous-localisation fonctionnelle au niveau des ganglions de la base. les facteurs familiaux et génétiques sont fortement suspectés. Des études ont montré une prévalence élevée des formes subsyndromiques du T.O.C. et des troubles anxieux chez les parents des patients obsessionnels. le type des symptômes obsessionnels observés chez les parents est dans la majorité des cas différent de celui présenté par leurs enfants obsessionnels. Il ne s'agirait donc pas d'une transmission sociale (simple imitation des parents) du T.O.C., mais d'un facteur génétique. Les événements de vie stressants, s'ils peuvent jouer un rôle, sont néanmoins moins déclenchants que dans la dépression.

Combien de temps ce trouble peut-il durer ?

L'évolution spontanée, en l'absence de traitement adapté, des formes bien caractérisées, est, à long terme, assez sévère. Même dans ses formes chroniques, des fluctuations sont fréquentes : aggravation en période de stress, et, chez la femme, en période menstruelle, rémissions parfois durables lorsque le mode de vie change.

Le T.O.C. est-il handicapant ?

L'altération peut aller de la plus bénigne à la plus sévère. Quelquefois, les symptômes sont invalidants, l'hospitalisation s'avère alors nécessaire et il est impossible de garder un emploi stable. D'un autre côté, beaucoup de personnes continuent à exercer leur métier et à vivre en dépit de leur T.O.C. Mais les coûts économiques et émotionnels du T.O.C. pour la personne, sa famille et la société sont énormes.

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